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Plus précisément, un grand nombre d'informations
d'ordre financier et de management est maintenant disponible instantanément
sur un grand nombre de réseaux informatiques généraux,
tels que l'Internet, et des transactions boursières peuvent
également être effectuées instantanément
et continuellement, que ce soit sur Internet ou sur d'autres systèmes
de réseaux.
Ainsi,
il apparaît que les mouvements du prix des actions dans
le marché financier global prennent maintenant une nature
différente de ceux dil y a quelques décennies.
Un événement majeur d'ordre financier survenant
quelque part dans le monde peut dorénavant avoir un impact
bien plus direct sur les marchés boursiers d'autres pays,
et ceci en un court laps de temps.
Un
exemple de ce phénomène serait celui de la récente
crise économique d'Asie, qui a débuté en
août 1997, ainsi que le krach boursier global qui est survenu
à la fin du mois d'octobre 1997 (rappelant le krach boursier
de 1987). L'opinion d'un grand nombre d'économistes est
que des phénomènes économiques et financiers
de type de réaction en chaîne peuvent maintenant
être causés au niveau international de façon
plus fréquente et naturelle avec la technologie informatique
des marchés économiques et boursiers. A ce propos,
des travaux notables ont été effectués en
ce qui concerne le caractère dynamique de l'évolution
des observations au cours de certaines séries chronologiques.
En
particulier, les analystes financiers éprouvent maintenant
le besoin de revoir la théorie du 'random walk' (ou marche
au hasard) et de l'adapter à l'environnement financier
d'aujourd'hui. De façon plus précise, les mouvements
des prix d'actions sont perçus comme semblables au comportement
d'une personne ivre (« drunken behavior »), c'est-à-dire
à un comportement imprévisible et un trajet de nature
aléatoire.
Parmi
les travaux notables effectués à ce sujet, on trouve
des modèles prometteurs en prévisions des marchés
tels le modèle de Georges PRAT (1984) visant à fournir
une formalisation théorique des mouvements boursiers dans
le moyen et long terme. Il est à noter que de tels modèles
ne
vont guère à l'encontre de la théorie du
'random walk', puisque les facteurs aléatoires restent
présents dans l'évolution à court terme des
marchés, et ont plutôt pour but d'analyser et d'exposer
certaines corrélations présentes dans les séries
chronologiques à long terme.
L'argument
d'être face à d'innombrables investisseurs irrationnels
agissant tous en même temps est souvent contré par
les théories économiques traditionnelles qui stipulent
que l'Homme en tant qu'entité économique aura plus
souvent tendance à agir de façon à toujours
maximiser son profit, et que les décisions irrationnelles
restantes finiront alors par s'annuler mutuellement, puisque chacune
est orientée dans une direction différente et que
l'effet cumulatif de toutes ces décisions irrationnelles
sera alors peu ou pas significatif dans l'ensemble.
Selon
ce point de vue, les facteurs économiques majeurs se produisent
en majorité de façon rationnelle.
Bien que ceci soit souvent admis comme une vérité
pour ce qui est des facteurs macro et micro-économiques
généraux, tels que les hausses, les baisses, et
poussées latérales dans l'offre et la demande de
produits et services au niveau national et international, les
choses ont toujours paru être différentes dans le
cas des marchés de bourse financière. En effet,
ces derniers sont reconnus pour avoir une structure foncièrement
différente de celle des entités économiques
en général.
Un
exemple de marche au hasard (« random walk »).
Lors du développement de la théorie financière
au cours des dernières décennies, nombre d'analystes
financiers et de statisticiens ont voulu analyser avec minutie
les mouvements des marchés boursiers, mais sont malheureusement
restés souvent en difficulté pour ce qui est de
trouver de grandes différences entre des séries
chronologiques de prix boursiers et des séries chronologiques
de nature purement aléatoire
Cependant,
cette dernière condition est nécessaire mais non
suffisante pour satisfaire l'hypothèse de la marche au
hasard (random walk hypothesis). En effet, un aspect de l'efficacité
des marchés est la disponibilité des informations
et renseignements pour tous les investisseurs.
Quoique cela ne soit pas toujours le cas, car certaines informations
« corporatives » (dentreprises) d'ordre confidentiel
ne sont pas rendues publiques, il est souvent le cas que la plupart
des informations financières pertinentes sont rendues disponibles
pour tous les agents financiers et investisseurs.
Lun
des raisonnements courants est le suivant :
Si quelque tendance non-aléatoire était présente
dans une série chronologique, il serait alors possible
de prédire la suite de cette tendance non-aléatoire,
du moins pour ce qui est du futur proche.
Mais
dans ce cas, cette prédiction finirait tôt ou tard
par devenir un renseignement pertinent et important pour les investisseurs
concernés. Ainsi, l'efficacité des marchés
financiers finira par rendre cette information disponible publiquement
pour tous les investisseurs, actionnaires et agents financiers.
Ceci
a pour conséquence que tout investisseur pourra réaliser
un profit en agissant
selon cette tendance nonaléatoire et prévisible.
Cependant, comme il a été établi dans la
théorie des
prix d'arbitrage (arbitrage pricing theory), il n'existe aucun
« free lunch »
(ou « repas gratuit ») en finance . Ainsi, le marché
finira par s'ajuster aux transactions effectuées par les
investisseurs, de sorte que peu de profit ne sera réalisé
par les investisseurs, si ceux-ci décident de
tous opter pour le même type de transaction en même
temps. Ce dernier argument soutient donc l'opinion que le marché
boursier est foncièrement de nature aléatoire .
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